00 00 00 00
Déposer mon CV top-bar-line
Transmettre un besoin top-bar-line
Contacter mon agence top-bar-line

Fiche de poste : Aide soignant(e)

Mission principale de l’aide-soignant

L’aide-soignant travaille en étroite collaboration avec l’infirmier et est sous sa responsabilité. D’après l’annexe IV de l’arrêté du 25 janvier 2005 relatif aux modalités d’organisation de la validation des acquis de l’expérience pour l’obtention du diplôme professionnel d’aide-soignant, son rôle est de dispenser des soins d’hygiène et de confort aux personnes dépendantes ou inconscientes ou bien aux personnes partiellement autonomes.

Concrètement, la mission de l’aide-soignant consiste à :

  • Assister l’infirmier dans la réalisation des soins (par exemple en prenant le pouls et la température des patients, en remplaçant les perfusions, en faisant des pansements ou encore en distribuant les médicaments), à rédiger des rapports détaillés sur l’état de santé des patients et à les transmettre à l’infirmier et au médecin traitant pour assurer la continuité des soins ;
  • Accueillir les malades à l’hôpital, à les informer et à les installer dans leur chambre (c’est également lui qui s’occupe du transfert des patients) ;
  • Accompagner les patients au quotidien : il assure leur hygiène corporelle et leur confort, c’est-à-dire qu’il les aide à faire leur toilette, à s’habiller, à prendre le repas et à faire leurs besoins.

L’aide-soignant gère également tout ce qui concerne la logistique. Il est chargé de :

  • distribuer les plateaux-repas ;
  • veiller à ce que la chambre soit propre et ordonnée : il doit entre autres désinfecter la chambre et faire le lit ;
  • entretenir les équipements et les matériels de soin.

De plus, c’est à lui que revient la responsabilité d’accompagner les stagiaires en formation.

Quelles sont les qualités et les compétences requises pour devenir aide-soignant ?

Le métier d’aide-soignant repose en grande partie sur les soins relationnels. En effet, ce dernier est très proche des personnes malades puisqu’il les accompagne jour après jour. Il se dévoue corps et âme à leur bienêtre physique et émotionnel.

Par conséquent, l’aide-soignant ne doit pas seulement avoir le sens du contact et être à l’aise avec les autres. Il doit également faire preuve de patience (certains patients peuvent être carrément insupportables), être à l’écoute des patients et avoir de l’empathie pour eux pour pouvoir leur apporter un soutien psychologique. Par ailleurs, l’aide-soignant doit savoir faire preuve de sang-froid. Cette qualité est indispensable pour pouvoir prendre les bonnes décisions dans des situations d’urgence.

L’aide-soignant doit être en bonne condition physique : il en faut de la force pour aider les patients à changer de position, à se lever et à se déplacer, pour les transférer, mais aussi pour rester debout toute la journée et pour résister à la fatigue lorsque l’on est de garde la nuit.

Enfin, l’aide-soignant doit être capable de travailler en équipe et présenter une grande résistance nerveuse et psychologique pour pouvoir confronter la maladie des patients, leur souffrance et parfois même la mort.

À quoi ressemblent les conditions de travail de l’aide-soignant ?

Lieux de travail

70 % des aides-soignants exercent dans des cliniques et des établissements hospitaliers publics, et ce, dans différents services (notamment dans le service de maternité ou de pédiatrie), mais ils peuvent aussi être sollicités dans les lieux suivants :

  • les services de santé de l’armée ;
  • les centres de soins infirmiers ;
  • les centres de rééducation ;
  • les centres d’accueil pour personnes handicapées ;
  • les résidences psychiatriques ;
  • les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ;
  • les crèches et les écoles ;
  • au domicile des patients.

Horaires de travail

En raison de la nature de son travail, l’aide-soignant doit faire preuve d’une grande disponibilité. En effet, ses journées sont relativement longues et les horaires de travail sont plutôt contraignants. Dans la pratique, il est souvent amené à travailler tôt le matin ou la nuit, les weekends ainsi que les jours fériés.

Combien touche un aide-soignant ?

Le salaire de base de l’aide-soignant est défini en fonction de son grade et de son échelon et progresse avec l’ancienneté. Dans les établissements publics, les salaires mensuels bruts des aides-soignants hospitaliers (ASH) varient de :

  • 1537,01 à 1949,38 euros pour les aides-soignants de classe supérieure C2 ;
  • 1616,67 à 2183,68 euros pour les aides-soignants de classe exceptionnelle C3.

Qui dit salaire de base dit aussi primes et indemnités. En effet, un aide-soignant qui cumule au moins trois contraintes de travail dans le mois – c’est-à-dire une garde de nuit,  un travail un dimanche ou un jour férié, un travail de nuit – a droit à une sujétion spéciale. Par ailleurs, l’aide-soignant peut bénéficier d’autres indemnités. Par exemple, s’il vit loin de son lieu de travail ou s’il a une famille nombreuse.

Carrière en fonction publique

Lorsque l’on parle de fonction publique, il faut faire la distinction entre les trois fonctions suivantes :

  • la fonction publique hospitalière
  • la fonction publique territoriale
  • la fonction publique de l’État

La fonction publique hospitalière

Comme son nom l’indique, le corps des aides-soignants exerce ses activités dans les hôpitaux publics et il regroupe également les auxiliaires de puériculture ainsi que les aides médicopsychologiques.

La fonction publique territoriale

Les aides-soignants ont le statut d’auxiliaire de soins territoriaux et exercent essentiellement dans les établissements de soins ou médicosociaux, notamment les établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA), les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et les services de soins à domicile gérés par les collectivités locales.

La fonction publique de l’État

Il s’agit des aides-soignants civils du ministère de la Défense. Ils sont affectés dans les hôpitaux d’instruction des armées à Paris ou en province.

Évolutions professionnelles

L’aide-soignant qui dispose d’une expérience professionnelle de trois ans dans le milieu hospitalier ou médicosocial peut se présenter aux épreuves de sélection pour entrer dans une école d’infirmiers et ainsi accéder au métier d’infirmier. Après quoi il pourra encore se spécialiser (infirmier de bloc opératoire, cadre de santé, directeur de soins, etc.). Il peut également suivre une formation continue pour devenir aide médicopsychologique, assistant gérontologique, agent de stérilisation ou encore agent de chambre mortuaire.

Formation aide-soignant

Les candidats âgés de 17 ans et plus peuvent se présenter au concours d’admission pour intégrer une école préparant à l’obtention du diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS), lequel est obligatoire pour pouvoir exercer la profession. L’admission n’exige pas de diplômes spécifiques et peut également se faire par le biais de la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Présentation de la formation

L’étudiant qui souhaite devenir aide-soignant peut choisir entre deux types de formation :

  • la formation payante dans un Institut de Formation d’aide-soignant (IFAS) qui s’étale sur une durée de 10 mois ;
  • la formation en apprentissage qui dure 2 ans. Celle-ci est accessible aux moins de 26 ans qui remplissent un certain nombre de conditions. Dans ce cas, l’étudiant passe par un centre de formation des apprentis ou CFA. À noter que le salaire varie en fonction de l’âge de l’apprenti et de l’année d’exécution du contrat. Plus concrètement, le montant du salaire augmente chaque année.

Pour en revenir à la formation dans un IFAS, elle comporte 1435 heures d’enseignement théorique et pratique. Ce qui correspond à 595 heures de cours en institut et 840 heures de stage en milieu professionnel.

La partie théorique se compose de huit modules qui font l’objet d’une validation spécifique :

  1. L’accompagnement d’une personne dans les gestes de la vie quotidienne (4 semaines)
  2. L’état clinique d’une personne (2 semaines)
  3. Techniques et protocoles des soins (5 semaines)
  4. Ergonomie (4 semaines)
  5. Communication et relation d’aide (2 semaines)
  6. Hygiène hospitalière (1 semaine)
  7. Transmissions des observations (1 semaine)
  8. Organisation du travail (1 semaine)

En ce qui concerne la partie pratique, l’apprenant doit effectuer six stages pendant une durée de 24 semaines dans un établissement hospitalier ou extrahospitalier pour valider sa formation. Par exemple une maison de retraite ou à domicile.

Son niveau d’acquisition pour chacune des unités de compétence fait l’objet d’une évaluation par les responsables de l’accueil et de l’encadrement. Au terme de la période de stage, l’équipe pédagogique établit le total obtenu à chaque unité de compétence. Celles-ci sont validées si l’apprenant obtient une note supérieure ou égale à la moyenne pour chacune d’elles.

M