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Fiche de poste : Audioprothesiste

Mission principale de l’audioprothésiste

Réaliser des prothèses auditives sur prescription du médecin ORL, voilà en quoi consiste la mission principale de ce professionnel de santé. Pour être plus précis, l’audioprothésiste effectue les tâches ci-après. Il :

  • réalise des tests d’audition auprès des personnes présentant des troubles de l’audition, autrement dit, des examens otologiques et audiométriques tonaux et vocaux pour évaluer le degré de surdité du patient et identifier la nature des sons à restituer ;
  • choisit un appareil auditif adapté au mode de vie, à l’activité professionnelle et aux moyens financiers de son patient ;
  • prend l’empreinte de l’oreille et réalise des embouts sur mesure avant de régler l’appareillage ;
  • effectue régulièrement un suivi médical personnalisé et contrôle l’efficacité de l’appareil ;
  • change les piles, nettoie l’appareil auditif et peut, au besoin, le réparer ;
  • accompagne le patient dans les démarches de prise en charge de son appareillage.

L’audioprothésiste exerce également la fonction de commercial puisqu’il propose différents types d’appareils auditifs au client tout en mettant en avant leurs caractéristiques techniques et les services associés. Et c’est à lui que revient la responsabilité de prendre contact avec les fournisseurs de prothèses auditives, d’acheter et de vendre les produits.

Il peut, en outre, former les stagiaires ou les professionnels nouvellement recrutés, leur transmettre son savoir-faire, organiser et superviser les activités de formation et évaluer leurs compétences.

Les qualités et compétences requises de l’audioprothésiste

Le métier d’audioprothésiste étant très technique, il est primordial de faire preuve de concentration, de rigueur et de précision. Il est également très important de se tenir informé des dernières technologies, car ce métier est en constante évolution : il y a des changements en moyenne tous les 18 mois.

Par ailleurs, l’audioprothésiste doit posséder des qualités relationnelles pour rassurer les patients qui viennent en consultation. Il :

  • doit être capable d’établir une relation de confiance avec eux, car les rendez-vous sont très fréquents ;
  • communique bien – c’est-à-dire de manière verbale et non verbale – avec son patient et éventuellement son entourage (en particulier lorsqu’il s’agit d’un enfant) : il l’informe sur les bénéfices attendus, mais aussi sur les contraintes liées au port de la prothèse auditive ;
  • sait faire preuve de patience : il le faut pour pouvoir aider les personnes sourdes ou malentendantes à se familiariser avec leur nouvel appareil ;
  • est un fin psychologue : il a le don de préparer psychologiquement ses patients au port de prothèse auditive. Ces derniers sont habituellement réticents à l’idée d’utiliser un appareil auditif.

L’audioprothésiste a une excellente diction. C’est indispensable pour bien se faire comprendre. Il est un bon pédagogue. Il explique aux patients comment fonctionne leur appareillage et leur donne des conseils pour l’entretenir correctement.

Enfin, l’audioprothésiste doit avoir la fibre commerciale, en particulier s’il souhaite exercer une activité libérale.

Lieu d’exercice et heure de travail

La moitié des audioprothésistes travaillent dans le secteur privé :

  • dans un laboratoire d’audioprothèse
  • dans un centre de correction auditive
  • au sein d’un institut spécialisé pour l’appareillage et la rééducation de l’enfant
  • dans un cabinet privé spécialisé
  • dans des réseaux mutualistes
  • chez un fabricant de prothèses auditives
  • chez des succursalistes

Après quelques années d’expérience, ils peuvent s’installer à leur compte ou travailler en milieu hospitalier. Dans ce cas-là, ils travaillent à temps plein ou à temps partiel.

Bon à savoir : les audioprothésistes n’ont aucune difficulté à trouver un emploi. Bien au contraire, il n’y en a pas assez.

Rémunération et salaire

Le salaire brut mensuel du débutant équivaut au SMIC et peut aller jusqu’à 2000 euros. À côté, l’audioprothésiste perçoit généralement des primes d’intéressement liées aux ventes. En libéral, le salaire brut mensuel peut s’élever jusqu’à 5000 euros en fonction de l’expérience, des honoraires pratiqués et de la notoriété de l’audioprothésiste.

Carrière en fonction publique

Bien que peu d’audioprothésistes exercent dans la fonction publique, ces derniers ont la possibilité de devenir fonctionnaires. Comment ? En suivant une formation d’une durée d’un an et en passant un concours pour devenir cadre de santé dans la fonction publique hospitalière après quatre ans d’activité professionnelle.

Évolutions professionnelles

L’audioprothésiste expérimenté peut devenir responsable de centre. Et comme nous venons de le voir dans le paragraphe précédent, il peut également travailler dans un hôpital. Mais dans la majorité des cas, l’audioprothésiste s’oriente vers la création de son propre cabinet.

Formation

Il n’y a pas de formation en alternance ni de VAE (validation des acquis de l’expérience) pour devenir audioprothésiste. Le seul moyen d’exercer ce métier paramédical est de décrocher le diplôme d’état (DE) d’audioprothésiste qui se prépare en trois ans après le baccalauréat (de préférence un bac S).

L’étudiant peut préparer le DE d’audioprothésiste à l’université, dans le cadre des unités de formation et de recherche (UFR) de médecine et de pharmacie ou dans une école spécialisée. L’admission se fait sur concours et l’examen d’entrée porte sur le programme de terminale S (notamment la biologie, les mathématiques et la physique), d’où l’intérêt d’avoir un bac scientifique.

Au programme de formation :

  • 345 heures de théorie et 560 heures de stage obligatoire en première année ;
  • 355 heures de théorie et toujours 560 heures de stage en deuxième année ;
  • 160 heures d’enseignement et 595 heures de stage en dernière année.

Les cours théoriques portent sur les matières précédemment citées, mais également sur plusieurs autres matières, notamment :

  • l’anatomie et la physiologie de l’oreille,
  • l’audiométrie,
  • l’épidémiologie de la surdité,
  • les pathologies de l’audition,
  • les sciences humaines et sociales,
  • la gestion et la comptabilité.

À part les cours théoriques, il y a également des travaux dirigés, des travaux pratiques et la rédaction d’un rapport de stage. Enfin, l’étudiant dispose de 280 pour rédiger son mémoire de recherche.

Bon à savoir : l’étudiant n’est pas libre de définir le sujet de son mémoire. Il doit choisir parmi les différents sujets agréés par le centre de formation. Qui plus est, l’étudiant soutient son mémoire devant un jury obligatoirement composé d’un médecin ORL, d’un audioprothésiste et d’un physicien.

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