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Fiche de poste : Kinésithérapeute

Mission principale du kinésithérapeute

Des activités très variées à des fins de rééducation

Les missions du kinésithérapeute, également appelé masseur-kinésithérapeute, sont très variées. Son activité comprend, en effet, trois types de rééducation, à savoir :

  • la rééducation d’un appareil ou d’un système : par exemple la rééducation cardiovasculaire, la rééducation orthopédique ou encore la rééducation respiratoire ;
  • la rééducation d’une fonction en particulier : par exemple la rééducation de la mobilité faciale ;
  • la rééducation destinée à soulager ou à prévenir les séquelles postopératoires ou postpartum : après un accouchement, les femmes doivent effectuer une rééducation périnéo-sphinctérienne pour prévenir l’incontinence.

Dans un premier temps, le kiné masseur commence par étudier la prescription du médecin avant d’élaborer un diagnostic et de définir les actes et techniques de soin de rééducation adaptés à ses patients.

Ce n’est qu’après cette première étape que le kinésithérapeute procède aux différentes techniques de massage ou fait subir à ses patients une série d’exercices de gymnastique (étirements musculo-tendineux, massages et drainages lymphatiques manuels, postures, etc.).

Et pour ce faire, il n’emploie pas que des techniques manuelles. En effet, le masseur-kinésithérapeute peut également utiliser des outils tels que l’électro-physiothérapie, les ultrasons ou les infrarouges pour traiter ses patients. Il ne faut donc pas le confondre avec l’ostéopathe qui utilise uniquement des techniques manuelles.

Des actions de prévention et de dépistage

Comme nous l’avons mentionné dans l’introduction, le kinésithérapeute manipule le corps de ses patients pour soigner leurs douleurs ou leurs blessures musculaires ou articulaires tout en veillant à rétablir les fonctions physiques altérées.

Mais ce n’est pas tout. En plus de maintenir et d’améliorer la santé physique, ce technicien paramédical effectue également un travail de dépistage et de prévention. Il peut par exemple animer des ateliers en entreprise pour informer et sensibiliser les salariés sur les troubles musculosquelettiques (TMS).

A chaque kinésithérapeute sa spécialisation

On distingue plusieurs catégories de kinésithérapeutes :

  • Le kinésithérapeute respiratoire : comme son nom l’indique, il soulage les problèmes respiratoires tels que la bronchiolite qui touche les nouveau-nés et les enfants en bas âge ;
  • Le kiné du sport s’occupe exclusivement des sportifs de haut niveau : il pratique avec eux des activités de renforcement musculaire et de réentrainement à l’effort pour les aider à reprendre une activité physique suite à une blessure ou une entorse. Il peut aussi les aider à accroitre leur performance ;
  • Le kinésithérapeute spécialisé en rééducation vestibulaire soigne les affections du système vestibulaire, notamment les sensations de vertige et les maux de transport.

Les qualités et compétences requises

Pour être un bon kinésithérapeute, il faut réunir plusieurs qualités humaines et relationnelles, en particulier la capacité d’écoute et le sens de l’empathie. Grâce à ces qualités, les patients se sentent en confiance et sont détendus lors des différentes manipulations physiques.

Il est également important d’être en excellente condition physique, car certaines manipulations exigent de la force. Cela va de soi.

Enfin, le kinésithérapeute doit aimer le travail en équipe, car il travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire composée notamment de médecins, de psychologues ou de neuropsychologues… cela est d’autant plus valable s’il exerce dans un établissement hospitalier.

De plus, il est en contact avec les fournisseurs d’orthopédie médicale et les orthoprothésistes.

Lieu d’exercice et heure de travail

La majorité des kinésithérapeutes exercent leur métier en libéral, seuls ou en s’associant avec des confrères ou d’autres professionnels du paramédical pour partager les frais. Parmi eux, certains se déplacent chez leurs patients comme kiné à domicile.

Quant aux kinésithérapeutes salariés, ils exercent essentiellement au sein des hôpitaux, des cliniques et des établissements de soins tels que les centres de balnéothérapie ou d’hydrothérapie, les centres de rééducation et les maisons de retraite. Ils peuvent également exercer au sein des services de santé de l’armée ou dans un hôpital militaire.

Pour ce qui est des horaires de travail, cela dépend du lieu d’exercice. Dans les hôpitaux, l’emploi du temps du kinésithérapeute est déterminé par la direction et il est fixé à 35 heures par semaine. Cependant, le kinésithérapeute peut être amené à effectuer des services de garde les weekends.

Par contre, le kinésithérapeute qui exerce en libéral doit généralement tenir compte de la disponibilité de ses patients.

Rémunération et salaire du kinésithérapeute

La rémunération du kinésithérapeute varie en fonction de plusieurs critères tels que l’âge, l’expérience professionnelle, mais aussi la localisation géographique et le secteur. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que les salaires ne sont pas les mêmes dans le secteur privé et le secteur public.

Dans la fonction publique, la grille indiciaire varie selon le grade et l’ancienneté du kinésithérapeute :

  • Le salaire brut mensuel du kinésithérapeute de classe normale varie de 1626,05 à 2478,91 euros
  • Le salaire brut mensuel du kinésithérapeute de classe supérieure varie de 2047,79 à 2727,27 euros

Et pour obtenir la rémunération nette, il faut ajouter les différentes primes et indemnités spécifiques liés au cadre emploi, par exemple l’indemnité de sujétions spéciales, la prime de service ou encore l’indemnité horaire pour travail du dimanche et des jours fériés.

Carrière en fonction publique

Le kinésithérapeute qui exerce dans la fonction publique hospitalière est recruté sur contrat ou sur concours. Il y travaille avec des patients très variés provenant de plusieurs services, entre autres la cardiologie, la gériatrie, la neurologie, la pédiatrie et l’orthopédie infantile ou encore la traumatologie.

Et en plus des missions que nous avons mentionnées précédemment, le kinésithérapeute fonctionnaire est responsable des activités de formation et d’encadrement auprès des stagiaires. Et enfin, il réalise des travaux de recherche.

Évolutions professionnelles du kinésithérapeute

Comme nous l’avons vu dans le paragraphe dédié à la rémunération, le kinésithérapeute admis dans la fonction publique détient le grade de classe normale. Après plusieurs années d’exercice, il peut accéder au grade de classe supérieure.

Par la suite, il peut devenir cadre de santé d’unité en soins ou en formation, puis cadre supérieur de santé, cadre soignant de pôle, directeur de soins ou encore ostéopathe.

Formation

Pour devenir kinésithérapeute, il faut obtenir le diplôme d’État (DE) de masseur-kinésithérapeute et cela passe par de longues études : comptez au moins cinq ans.

En effet, les étudiants doivent obligatoirement valider une année universitaire avant d’intégrer une école spécialisée — un institut de formation en masso-kinésithérapie ou IFMK pour être plus précis — pour une durée de quatre ans.

Les étudiants commencent donc par effectuer une première année commune aux études de santé (PACES), une première année de licence en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) ou une première année de licence en Sciences Technologies Santé (STS). Après quoi ils intègrent directement un IFMK (désormais, il n’y a plus de concours d’entrée).

La formation dans les instituts de formation en masso-kinésithérapie se compose de 1980 heures de cours théoriques et de travaux pratiques auxquelles il faut ajouter 1470 heures de stage et 3220 heures de travail personnel.

Contenu de la formation dans les IFMK

Le programme de formation comporte plusieurs unités d’enseignement (UE), pour ne citer que :

  • Les sciences humaines et sociales
  • Les sciences biomédicales
  • Les sciences de la vie et du mouvement : anatomie et physiologie
  • La sémiologie, la physiopathologie et la pathologie du champ musculosquelettique
  • La formation à la pratique masso-kinésithérapique
  • Les interventions du kinésithérapeute en santé publique
  • Les méthodes de travail et de recherche en kinésithérapie
  • Le droit, la législation et la gestion d’une structure
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