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Fiche de poste : Orthodontiste

Mission principale de l’orthodontiste

Il ne faut pas confondre l’orthodontiste avec le dentiste. Ce dernier est en quelque sorte un docteur généraliste de la santé bucco-dentaire, tandis que l’orthodontiste est un spécialiste de l’orthopédie dentofaciale qui a suivi quatre ans de formation supplémentaire.

Contrairement au dentiste, il ne fait pas de parodontie, de prosthodontie, d’endodontie et encore moins de la chirurgie dentaire. Son rôle à lui consiste à traiter les malocclusions, c’est-à-dire les anomalies dento-faciales. En d’autres termes, il rétablit l’esthétique et la fonctionnalité des dents de ses patients en effectuant les actions suivantes :

  • Il commence par leur faire subir des examens et des radiographies dans le but de diagnostiquer les malformations des mâchoires et les mauvaises postures des dents : dents incluses, encombrements dentaires majeurs, etc. ;
  • Il établit le plan de traitement orthodontique le mieux adapté à chacun des cas ;
  • Il définit les appareils correcteurs fixes ou amovibles destinés à corriger ces problèmes de positionnement ou d’alignement ;
  • Il établit les devis et passe la commande auprès des prothésistes dentaires ;
  • Il procède à la pose de ces appareils et les ajuste périodiquement ;
  • Il donne des conseils sur les contraintes d’alimentation et les soins d’hygiène à adopter à domicile et assure le suivi de ses patients tout au long du traitement orthodontique pour vérifier son évolution (la durée du traitement varie généralement d’un à quatre ans en fonction des cas) ;
  • Il joue également un rôle important en matière de prévention pour empêcher l’apparition des anomalies chez les enfants de plus de cinq ans, des anomalies liées au pouce, à l’utilisation de la tétine ou à une mauvaise mastication.

Les qualités et compétences requises d’un orthodontiste

Le métier d’orthodontiste exige de nombreuses qualités, à savoir :

  • une grande capacité de concentration ;
  • de l’assurance pour pouvoir agir rapidement dans les cas d’urgence ;
  • de la dextérité manuelle : l’orthodontiste doit être méticuleux dans ses gestes
  • un bon sens relationnel et de l’écoute pour pouvoir établir une relation de confiance avec ses patients
  • des qualités de pédagogue pour renseigner ses patients sur les modalités et les objectifs curatifs du traitement orthodontique et les consignes à suivre pour atteindre les résultats escomptés.

Enfin, l’orthodontiste se doit d’actualiser régulièrement ses connaissances pour pouvoir proposer les derniers traitements orthodontiques à ses patients, plus précisément les adultes qui ne se voient pas porter un appareil dentaire à leur âge.

Lieu d’exercice et heure de travail

L’orthodontiste exerce en cabinet privé ou en milieu hospitalier. Son agenda est généralement très chargé (surtout qu’il est à son compte) et se concentre essentiellement aux heures où les enfants n’ont pas cours, c’est-à-dire les mercredis, en semaine après 17 heures et pendant les vacances scolaires.

En d’autres termes, l’orthodontiste travaille à des heures décalées pour s’adapter aux disponibilités de sa clientèle. Il travaille généralement jusqu’à 20 heures et peut être amené à travailler le weekend.

Rémunération et salaire

En France, un orthodontiste débutant gagne en moyenne 4000 euros nets par mois. Au fur et à mesure qu’il acquiert de l’expérience, sa rémunération peut monter jusqu’à 9000 euros, voire plus en fonction de ses compétences et de la région où il exerce.

Carrière en fonction publique

Bien que cela soit rare, quelques postes d’orthodontistes sont néanmoins disponibles dans la fonction publique hospitalière ou dans l’armée. Cependant, l’accès à ces postes ne se fait pas de manière directe.

En effet, il faut d’abord passer un concours sur titre pour être recruté en tant qu’odontologiste (également appelé chirurgien-dentiste). Et ce n’est qu’après des années d’exercice que vous pouvez vous spécialiser en orthodontie.

Évolutions professionnelles d’un orthodontiste

Après plusieurs années d’expérience professionnelle, l’orthodontiste qualifié peut ouvrir son propre cabinet d’orthodontie, travailler dans un laboratoire ou enseigner dans une faculté de médecine dentaire.

Formation d’un orthodontiste

Pour exercer le métier d’orthodontiste, il faut décrocher le diplôme d’études spécialisées en orthopédie dentofaciale. Cela nécessite de faire de longues études et pour cause, la première étape du cursus universitaire dure six ans. Elle se prépare dans une faculté d’odontologie et conduit à l’obtention du diplôme de chirurgien-dentiste. Vient ensuite la deuxième étape qui consiste en un internat ou une spécialisation de quatre ans qui conduit à l’obtention du Certificat d’études cliniques spéciales, mention orthodontie ou CECSMO. Dans tous les cas, cela fait donc 10 années d’études au total.

La formation est ouverte aux titulaires d’un baccalauréat scientifique et commence par une première année aux études de santé (PACES). Après quoi l’étudiant passe un concours très sélectif pour se spécialiser en chirurgie dentaire (le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine et de chirurgie dentaire, très restreint, est fixé chaque année par arrêté gouvernemental). Quant au dernier cycle de spécialisation, il est accessible sur concours et se termine avec la soutenance d’une thèse.

Le programme de formation en orthodontie porte principalement sur les sciences fondamentales, à savoir la croissance et l’anatomie radiologique avec des rappels sur l’anatomie, l’embryologie et la physiologie.

Par ailleurs, l’étudiant approfondit ses connaissances en abordant les thèmes suivants au cours de sa formation :

  • le diagnostic clinique
  • les anomalies dento-maxillo-faciales
  • la céphamométrie des principales grandes analyses
  • l’orthodontie numérique
  • la désinclusion
  • les traitements multiattaches
  • les traitements fonctionnels et la rééducation
  • l’orthodontie esthétique
  • les thérapeutiques par aligneurs
  • les traitements chirurgico-orthodontiques
  • les traitements par plaques vissées et vis d’ancrage
  • les risques thérapeutiques
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