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Fiche de poste : Podologue

Mission principale du podologue

Le podologue est un professionnel paramédical spécialiste de la santé des pieds diplômé d’État. Il tient un rôle important en matière de prévention, il prodigue des conseils sur l’hygiène des pieds et le chaussage. Il intervient sur les troubles cutanés et morphostatiques et dynamiques du pied et traite les affections unguéales du pied dont souffrent ses patients.

Dans son cabinet, le podologue réalise également des examens cliniques complets en tenant compte des interactions avec l’appareil locomoteur pour déceler les éventuelles malformations du pied (pied bot, pied cagneux, pied creux…). Après quoi il peut être amené à confectionner de petits appareillages — notamment des semelles orthopédiques ou des orthèses plantaires — pour corriger les troubles de la marche et du chaussage.

À ce sujet, tout le monde peut le voir en consultation : les enfants, les adultes et les personnes âgées (notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques comme le diabète ou la polyarthrite rhumatoïde) et bien entendu, les sportifs. D’ailleurs, les podologues membres du Club prévention de l’UFSP mènent chaque année des campagnes de dépistage en milieu scolaire et en milieu sportif.

En somme, la mission du podologue ou podologue du sport consiste à assurer la prise en charge des patients en effectuant les actions suivantes :

  • dispenser divers soins éducatifs, préventifs et curatifs ;
  • soigner les pathologies bénignes des pieds et les complications qui peuvent en résulter ;
  • prescrire au besoin des médicaments, des pommades ou des pansements.

Et d’après l’article R. 4322-1 du code de la santé publique, l’accomplissement de certains actes professionnels ne requiert pas de prescription médication préalable. Ainsi, le podologue est habilité à :

  • Diagnostiquer et prendre en charge les problèmes podaux ou unguéaux tels que les hyperkératoses, les verrues plantaires, les ongles incarnés ou les onychopathies ;
  • Exfolier et réaliser l’abrasion des téguments et phanères par rabotage, fraisage et meulage ;
  • Soigner les conséquences des troubles sudoraux ;
  • Prescrire et appliquer des topiques à usage local ;
  • Pratiquer des soins d’hygiène du pied lorsque celui-ci présente des signes de perte de sensibilité dans le but d’en maintenir l’intégrité ;
  • Prescrire et poser des pansements ;
  • Prescrire, fabriquer et appliquer des prothèses et orthèses, onychoplasties, orthonyxies, chaussures thérapeutiques de série et autres dispositifs médicaux destinés à prévenir ou à traiter les affections épidermiques ou unguéales du pied.

Les qualités et compétences requises du podologue

De nombreuses qualités sont essentielles pour exercer le métier de podologue. Premièrement, il faut avoir un sens relationnel développé pour pouvoir rassurer les patients et les mettre en confiance. Il faut le savoir, la majorité des gens ont honte de montrer leurs pieds.

Deuxièmement, le métier de podologue est très manuel. Par conséquent, il faut avoir de la sensibilité et le sens du toucher pour pouvoir sentir la douleur du patient avec ses mains. Cela implique également d’être délicat, minutieux et précis dans ses gestes. D’autant plus que certains instruments peuvent s’avérer dangereux lorsqu’ils sont mal utilisés.

Troisièmement, le métier de podologue demande une grande résistance physique puisque le travail se fait dans des positions qui peuvent fatiguer à la longue. Le praticien s’assoit généralement sur des sièges très bas et peut même travailler à genoux.

Enfin, il est indispensable d’avoir des connaissances approfondies en anatomie et en biomécanique pour pouvoir dépister les fractures ou les troubles circulatoires et ainsi, orienter les patients vers des médecins spécialistes.

Lieu d’exercice et heure de travail

98 % des podologues exercent en libéral. Soit ils travaillent individuellement soit ils travaillent au sein d’un cabinet regroupant plusieurs professionnels médicaux ou paramédicaux. Par exemple des masseurs-kinésithérapeutes et des rhumatologues. Parmi les objectifs : partager les charges.

Bien que cela soit rare, ce professionnel de santé peut également exercer ses fonctions en tant que salarié dans un centre de soins ou dans un hôpital. Dans ce cas-là, le podologue fait partie d’une équipe pluridisciplinaire et est rattaché au service de diabétologie, de gériatrie, de rééducation ou de rhumatologie.

Enfin, le podologue peut être amené à se déplacer pour soigner ses patients. Soit il se rend au domicile des patients qui ne peuvent pas sortir de chez eux. Soit il se rend dans les maisons de retraite pour prodiguer des soins aux pensionnaires.

En ce qui concerne les heures de travail, les podologues qui sont à leur compte sont libres de gérer leur planning comme ils le souhaitent. Néanmoins, en pratique, ils travaillent souvent à des heures décalées pour pouvoir s’adapter aux disponibilités de leurs patients. Quant aux podologues qui exercent en tant que salariés, leurs horaires sont réguliers.

Rémunération et salaire du podologue

Pour 35 heures de travail par semaine, le salaire moyen net d’un podologue indépendant oscille aux environs de 1950 euros par mois. Bien entendu, tout dépend du nombre des patients et des visites journalières. De plus, la région, le niveau d’études, l’âge et l’expérience professionnelle constituent également des facteurs décisifs dans la détermination du salaire.

Dans la fonction publique hospitalière, on ne parle pas de podologue, mais de pédicure-podologue. Par ailleurs, la grille indiciaire varie en fonction du grade. Ainsi :

  • le salaire brut mensuel du pédicure-podologue de classe normale est de 1626,05 en début de carrière et de 2478,91 euros en fin de carrière ;
  • le salaire brut mensuel du pédicure-podologue de classe supérieure est de 2047,79 euros en début de carrière et de 2727,27 euros en fin de carrière.

Carrière en fonction publique

L’accès au métier de podologue dans la fonction publique se fait par concours. Comme nous venons de le mentionner dans le paragraphe précédent, on ne fait pas de distinction entre le pédicure et le podologue dans la fonction publique. Ce praticien fait donc partie du corps des pédicures-podologues hospitaliers. Et comme tous les praticiens hospitaliers, ce dernier est inscrit au Code de la santé publique et est soumis à des règles de déontologie.

Le pédicure-podologue exerce dans de nombreux établissements de santé publics. A savoir les hôpitaux, les hospices publics, les maisons de retraite publiques et les EHPAD, les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, les établissements pour mineurs ou adultes handicapés ou encore les centres d’hébergement.

Évolutions professionnelles du podologue

Le podologue peut suivre des formations complémentaires pour se spécialiser dans le domaine de la réflexologie, de l’ostéopathie du pied ou encore de la posturologie. Cette dernière discipline attribuée au podologue posturologue vise à étudier la régulation de la station debout, ainsi que ses dérèglements. Sans parler du podologue du sport, un métier très en vogue.

Il peut également préparer le diplôme de cadre de santé et ainsi occuper un poste d’encadrement dans un centre de soins spécialisé ou de formateur dans un institut de formation en pédicurie-podologie (IFPP). Pour cela, il doit justifier d’au moins cinq années d’expériences professionnelles.

Formation

Pour devenir podologue, il faut obligatoirement être titulaire du diplôme d’État de pédicurie-podologie (DEPP). Les études qui conduisent à l’obtention de ce diplôme durent trois ans et se font dans un institut de formation en pédicurie-podologie (IFPP). L’accès à ces établissements se fait essentiellement par concours. Le candidat doit remplir un certain nombre de conditions pour pouvoir y participer :

  • Il doit avoir 17 ans au 31 décembre de l’année des épreuves d’admission ;
  • Il doit être titulaire du diplôme du baccalauréat (de préférence un bac S). à défaut, il doit justifier d’une expérience professionnelle de cinq ans.

La formation, répartie sur six semestres, comprend 2028 heures d’enseignement théorique (985 heures de cours magistraux et 1043 heures de travaux dirigés), 1170 heures de formation clinique (stage) et 2202 heures de travail personnel.

Le programme de formation porte sur les unités d’enseignement suivantes :

  • Sciences physiques, médicales et biologiques
  • Sciences humaines, sociales, droit et gestion
  • Sciences et fondement de la pédicurie-podologie
  • Pratiques cliniques et thérapeutiques en pédicurie-podologie

La première année d’étude permettra à l’étudiant de découvrir les bases du métier. En deuxième année, il sera capable de traiter les pathologies du pied les plus fréquentes. Et en troisième année, il sera prêt à prendre des responsabilités cliniques.

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