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Fiche de poste : Sage-femme

Mission principale de la sage-femme

Contrairement à ce que certains pourraient croire, la sage-femme ne fait pas que « réceptionner » le bébé à sa naissance. Ses responsabilités sont beaucoup plus nombreuses et beaucoup plus importantes dans la mesure où elle accompagne la femme enceinte pendant la grossesse, l’accouchement et la période qui suit la naissance du bébé.

La sage-femme assure les consultations prénatales : elle effectue le diagnostic et assure le suivi médical de la femme enceinte. Autrement dit, elle se renseigne sur les antécédents gynécologiques, médicaux et chirurgicaux de la future maman, ainsi que sur ses conditions de vie et de travail pour pouvoir adapter le suivi de la grossesse. En un mot, la sage-femme surveille le bon déroulement de la grossesse.

Elle rédige la déclaration de grossesse, peut adresser un certificat médical si le travail de la femme enceinte est incompatible avec sa grossesse, prescrit les analyses et examens (éventuellement des dispositifs médicaux et des médicaments), pratique les actes d’échographie obstétricale et anime les séances de préparation à l’accouchement. Et en cas de pathologie maternelle ou fœtale, la sage-femme transfère la femme enceinte à un médecin.

La sage-femme pratique seule les accouchements normaux ne nécessitant pas de manœuvres instrumentales (on parle d’accouchements eutociques et cela représente 80 % des cas). Elle peut également travailler avec un gynécologue-obstétricien lorsqu’elle a affaire à un accouchement difficile ou assister un chirurgien en cas de césarienne.

La sage-femme assure le suivi postnatal : elle surveille l’état de santé de la mère et du bébé jusqu’à son 7e jour de vie. Elle donne des conseils à la maman (sur l’allaitement, la toilette, le change, etc.) et peut également pratiquer la rééducation urogynécologique.

Et depuis la loi HPST de 2009, l’étendue de ses compétences s’est élargie : désormais, elle est habilitée à assurer le suivi gynécologique de prévention auprès des femmes en bonne santé et à réaliser des consultations de contraception. Elle est également autorisée à pratiquer les vaccinations auprès de la maman et de son bébé, ainsi que l’interruption volontaire de grossesse (IVG) par voie médicamenteuse.

Les qualités et compétences requises de la sage-femme

Le métier de sage-femme exige avant tout une grande résistance physique et psychologique, car les conditions de travail peuvent s’avérer très contraignantes. En effet, les naissances peuvent se déclarer à n’importe quel moment et il faut parfois faire face à des situations d’urgence.

D’autre part, il est indispensable d’avoir de bonnes qualités relationnelles (notamment le sens de l’écoute) pour pouvoir tisser une relation de confiance avec la femme enceinte et pour pouvoir la rassurer tout au long de la grossesse, pendant la durée du travail et après la naissance du bébé.

Lieu d’exercice et heure de travail

Selon les statistiques, 68 % des sages-femmes exercent leurs fonctions dans des établissements de santé publics ou privés (hôpitaux, cliniques), 27 % d’entre elles exercent individuellement ou en groupe au sein d’un cabinet libéral et 5 % travaillent dans les services de PMI ou Protection maternelle et infantile ou de planification familiale (source : Ministère des Solidarités et de la Santé).

Important : dans tous les cas, elles doivent obligatoirement être inscrites au tableau du Conseil National de l’Ordre des Sages-Femmes.

En ce qui concerne les horaires, ils sont irréguliers et, disons-le, contraignants puisque les sages-femmes sont souvent amenées à travailler la nuit, le weekend et les jours fériés.

Rémunération et salaire d’une sage-femme

Comme dans toutes les autres professions médicales et paramédicales, la rémunération de la sage-femme varie selon le secteur d’activité et l’ancienneté.

Dans la fonction publique, la grille indiciaire varie également en fonction du grade :

  • Le salaire mensuel brut de la sage-femme 1er grade varie de 2024,36 à 3223,99 euros ;
  • Le salaire mensuel brut de la sage-femme 2e grade varie de 2478,91 à 3716,02 euros.

Carrière en fonction publique

Dans la fonction publique, on distingue les sages-femmes des hôpitaux et les sages-femmes territoriales qui constituent un cadre d’emplois médico-social de catégorie A. Si les premières exercent leurs fonctions dans un hôpital public, les autres travaillent dans les collectivités territoriales et leurs établissements locaux, c’est-à-dire dans les départements, les structures intercommunales, les communes et les services de PMI. Dans tous les cas, il faut réussir le concours sur titre pour accéder à ces postes.

Évolutions professionnelles

Après trois années d’expérience, la sage-femme peut accéder à un poste à responsabilité relatif à la gestion ou à l’encadrement à condition de passer le concours de cadre de santé.

Elle peut également devenir directrice d’une maison maternelle ou d’un centre de PMI ou encore enseigner les sciences et techniques médico-sociales dans un centre de formation.

Enfin, elle peut changer d’orientation et exercer d’autres professions médicales ou paramédicales, notamment la profession de puéricultrice ou d’infirmière en faisant valoir l’équivalence de son diplôme ou en suivant une formation (dans ce cas-là, elle bénéficiera de certaines dispenses).

Formation

Les études qui conduisent à l’obtention du diplôme d’État de sage-femme, obligatoire pour exercer cette profession, durent cinq ans. Pour être plus précis, elles se composent d’une Première année commune aux études de santé (PACES) à l’université et de quatre années d’études au sein d’une des 35 écoles de sages-femmes (les trois premières années de formation constituent le 1er cycle et les deux dernières années constituent le 2e cycle).

Déroulement du 1er cycle

Après la PACES qui, rappelons-le, est accessible aux titulaires du baccalauréat, d’un diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) ou d’un diplôme équivalent au baccalauréat, l’étudiant doit passer par un concours d’entrée très sélectif pour être admis dans une école de sages-femmes (en 2017, le numerus clausus était fixé à 1000 places). Une fois admis, l’étudiant poursuit jusqu’en troisième année pour obtenir le diplôme de formation générale en sciences maïeutiques (DFGSMa).

Ce premier cycle consacré aux disciplines fondamentales et à l’approche physiologique de la naissance permet à l’étudiant d’acquérir les connaissances de médicales de base et de se familiariser avec la prise en charge médicale globale de la mère et du nouveau-né.

Déroulement du 2e cycle

Au cours de la 4e année et de la 5e année, l’étudiant est formé sur les pathologies gynécologiques, obstétricales et pédiatriques. Il aborde également d’autres modules de formation, tels que la psychiatrie, la pédopsychiatrie et la prise en charge des grossesses pathologiques. Au final, l’étudiant décroche le diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques (DFASMa) et se voit finalement délivrer le diplôme d’État de sage-femme.

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